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AB, comme petit con.
«Quidlibet audendi potestas»

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Hostilités

by Do-Ho-Suh

by Do-Ho-Suh

Aujourd’hui, je ne me suis pas rendue là-bas. Les planches auraient pu pourrir et leur parterre humain crouler au trou de l’enfer, rien ne respirait que l’envie sauvage de passer par les armes cette petite société idiocrate et ses fumées absurdes.  Rien qui importe encore au creux  d’un instant déjà trop long. Rien sur l’avant-scène que cette trombe de nerfs tirés de l’exaspération, et son diktat humoral.

L’introuvable silence.

La prière du savoir vivre

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Aux aimables visiteurs qui font halte ici et goûtent la lecture de quelque page de poésie, je voulais rappeler que la plus élémentaire courtoisie, lorsque l’on souhaite partager un texte et le replanter sur ses terres, consiste à le greffer avec tout son matériel génétique. Si le corps du texte est certes celui qui retient l’attention, j’attirerais la vôtre sur le souci et l’importance de citer aussi ses références. Derrière un texte, il y a un éditeur, qui a réalisé un travail, opéré des choix, mis en valeur un auteur, pris des risques. Aussi me semble-t-il que la plus légitime et incourtournable des actions soit de rendre à César ce qui lui appartient en citant le nom de l’oeuvre et l’éditeur.

À cela, j’ajoute que partager le plaisir d’un poème, c’est aussi désirer que le lecteur enthousiaste puisse donner suite à son envie de découverte en dirigeant ses pas du poème au livre, du poème à l’auteur, du poème au delta de l’œuvre pourquoi pas.

Enfin, dans toute la mesure du possible, sauf en n’ayant pu par aucun moyen retracer l’auteur d’une photo ou d’une création, je m’attache à agir de même pour les illustrations, citant le photographe ou l’artiste, avec un site de référence. L’évidence est aussi là, cher copieur-colleur, de rendre hommage au travail de création et de diffuser l’œuvre.

Paul Valéry disait « qui veut faire de grandes choses doit penser profondément aux détails ». Voilà. Et ce sera top.

Merci d’avance.

VB

Jude Stéfan ~Mise à mort

Contre le mur
Patrick Devreux

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corps à corps
grinçant des dents
becs et ongles de –
bout frénétiques
Ils s’entre-prennent
contre le mur
cupides et rapaces
l’un tuant l’autre
puis le chevauchant
cloués au sol nus
crucifiés en
répit essouflé

Jude Stéfan [in Que ne suis-je Catulle en ses 80 poèmes, Contre-amours,
NRF Gallimard, 2010]

Noche

L’enchantement  tenait à ce que, ensemble,
nous instituions
des ailleurs exempts
des collusions du réel.

 Louis Calaferte, Le sang violet de l’améthyste

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Toi
qui parles au jour d’après,
vers quelle odyssée as-tu transporté ton élan ?

Tu mènes large un cercle en quadrature
où chaque angle dessiné objecte à l’autre
sa dissonance

Une peau d’étoffe cède à sa mue,
pénombre vice versa
la nuit tombe à son temps.

Quel caillou, quel éclat de météore alourdit
l’offensive des silences ?
Une longuerie à crever tous les regrets.

Instants de noir à profusion
l’aurore y médite son regain
quand bien même s’éteint la noce.

VB – 27  VI 2012