Toi, parti.

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En hommage à Julien Bosc, à l’ami, au lien rare et pur qui fut le nôtre,

ces mots de Lionel Bourg, leur si juste résonance.

 

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Or ce temps cependant lapidé de soleil, et cette certitude : la souffrance — cette mer
perdue dans l’obscène remous de la mort,
des larmes qui douces atrocement coulèrent du regard.

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Ainsi ne plus parler mais dire la pauvreté d’un seul mot douloureux, d’une seule douleur
d’où renaîtront quelques mots, toujours plus rares — caresser ce qui devient, ce qui lui-même nous caresse.

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Ou, en ce silence, n’être que le crépitement des lèvres qui se ferment.

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Là, par l’immobilité où l’on voudrait dormir, exclue de sa propre lumière, là où le noir est l’incandescence du blanc.

*

[…]

*

Cendres. La nuit soudain poignante d’un visage. L’heure où tant de pureté paraît brûler, et cette pluie parfois, cette pluie d’un feuillage douloureux dans la poussière.

Lionel Bourg, L’étroite blessure du silence [ Éditions Jacques Bremond, 1988]

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