À propos

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Enjambées fauves  ressemble à quelque chose d’une pousse de hasard. Une flambée de rouge adventice, à l’image du coquelicot  qui assoit sa couleur parmi les blés, et qui, finalement, se trouve être par la simple nécessité d’autres espaces personnels venus habiter la toile. Il n’y est pas question de moi (ou très résiduellement), juste un peu de mes échappées en poésie, de sauts curieux  dans l’Ailleurs ; c’est ici lieu de partages reçus et aimés, fruits de lectures et de chemins de traverse, mis en terre dans  ce simple courtil, au voisinage des herbes de vent.

Chaque publication est identifiée par son auteur et ses références bibliographiques, le cas échéant accompagnés de liens connexes. S’il arrive qu’une source soit incertaine et que le lecteur attardé ici en possède la clef, je le remercie d’avance de bien vouloir me mettre un mot via le formulaire de contact afin que je rectifie.

… Avec cet espoir un peu fou que Poésie, hors sentiers battus, sache essaimer plus loin qu’un petit monde confidentiel de lecteurs…

VB,

4 avril 2012

16 réflexions sur “À propos

    • Seriez-vous un brin élitiste cher Yann ? Ce que l’on reçoit de la poésie varie évidemment en fonction des attentes et des exigences au regard du langage (je vous rejoins sur votre note à ce sujet), mais je crois que la force poétique d’un écrit, quand bien même on n’en capterait pas intégralement l’essence, peut toucher bien des lecteurs. Pour chaque parole d’auteur se crée – ou pas – un déclic qui résonne. L’idée est de « porter à la connaissance », moissonne qui voudra au détour d’une lecture ! Si par la suite, ce que l’on mâche en bouche ici par la vertu d’un partage conduit au livre, voire à l’auteur, j’en serai heureuse. Ce monde manque furieusement de poésie…

  1. Chère Valérie Brantôme, comme votre peroratio dérésonne d’avec votre exordium… Ah je suis devenu bien pessimiste, pour la poésie française : même ceux dont la tâche serait de l’enseigner, ne l’aiment ni ne la lisent plus. J’ai ainsi connu un universitaire, des plus réputés en France dans le domaine… Mais chut. Malgré tout je vous abandonne le coquelicot de la raison, ou presque : oui sans doute j’agrée que la force poétique peut toucher des lecteurs… Mais il ne s’agit pas d’un invariant, et la poésie, chacun la trouvera où ce sera convenant… Il n’y suffit en général désormais que d’un peu d’amour, un peu de brume un peu de souffrance et beaucoup de Moi, et le tour est joué, la poésie est dans le sac !

    • Permettez-moi de pérorer une fois encore, Yann. Vous êtes à côté de mon propos, il n’est nullement question de se faire ici l’apôtre des niaiseries auxquelles on voudrait coller l’étiquette de poésie. Ce n’est pas facile d’entrer dans l’univers d’un poète, avec ce qu’il peut avoir de déroutant dans la torsion du langage, d’insaisissable dans le message, l’oeil s’éduque peu à peu, même pour les esprits exercés. J’aime ce que je lis et partage ici, et je n’ai pas envie de mettre systématiquement le doigt sur le monde qui va mal. C’est plus que vrai, ce constat que vous pointez (pas uniquement pour la connaissance en poésie du reste), mais est-ce une raison pour renoncer ? Cela me fait toujours sourire d’entendre les gens critiquer sans cesse et se contenter d’un peu d’acidité à lâcher. Où sont-ils, les actants ?
      Alors il y a bien sûr un lectorat habitué à flâner par empathie dans « le sac » – où, je l’admets bien volontiers, on case tout et n’importe quoi -, celui-là n’ira pas spontanément chez son libraire acheter Saint-John Perse, mais qui vous dit qu’il n’en aura pas envie si un bout de « Vents » l’emporte un jour, au hasard d’un extrait ? Pourquoi tant de véhémence ? Je refuse le pessimisme pour ma part.

  2. Élitiste peut-être, ou pas… Je crois justement que ce sont les élites qui ont trahi leurs responsabilités culturelles… Si la poésie n’est plus comprise ce n’est pas parce que le public est crasse, mais parce qu’il a été cuculisé par les oreilles (expression de Gombrowicz, dans Ferdydurke je crois…)

  3. Merci pour cet espace… Hors sentiers battus la poésie se propage… Bien présente aux croisées d’âmes éparpillées qui nous « éclaboussent » de joies et de vie!

  4. Eloge du public malgré un ciel couvert !
    Le public est beau. D’ailleurs, nous sommes le public.
    Il est intelligent puisqu’au fil du temps il continue de lire les meilleurs auteurs.
    Il est très fin – pas toujours à la seconde même où l’actualité le presse – mais sur la longueur des siècles.
    Ainsi nagent haut sur la vague Saint-John Perse, Mallarmé, Guillevic, Kobayashi Issa, Louise Labé et tous leurs amis.
    Les armes secrètes de la poésie sont bien cachées et très efficaces.
    Nous partageons, chère Valérie, votre conviction que L’idée est de “porter à la connaissance” et moissonne qui voudra.

    • Je crois que le champ poétique contemporain (je dis contemporain car là bien souvent vont mes chemins, sans pour autant renier les classiques) est si vaste que chacun peut y puiser à loisir selon son tempérament et ses affinités, selon un degré d’exigence tout aussi variable. Du hasard au désir, aller simplement vers quelque chemin de connaissance, de découverte, d’interrogation et de réflexion. C’est déjà une simple belle façon d’aller au monde. Bienvenue également !

  5. Merci pour les belles (re)découvertes que j’ai pu faire ça et là sur votre espace. Je me suis lancé dans une aventure du même tenant il y a bientôt un an et j’avoue m’être permis de mettre en ligne que j’ai pu lire ici ou sur d’autres blogs aussi poétiquement riches. Longue vie à Enjambées fauves !

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