La ruelle vidée d’octobre

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V
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Il suffit de peu
pour dénouer le long fleuve sinueux,
l’approche du froid qui réclame.

Une audition prolongée par-delà la ruelle
où manquerait la langue des signes

Quoiqu’on veuille, le fer s’émousse
de lente agonie et de lasse impatience
Surgi, cet automne de violon que l’on trace au pinceau,
une danse qui renaît et succède
aux ombres mourantes.

Bouche taiseuse, forteresse
qui ne féconde
que l’oubli.

Valérie Brantôme, Octobre présent

92.

Photo © Yann Seltek

Photo © Yann Seltek

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Quelque chose, un bruit sourd, s’insinue lentement dans la faille, sa teneur de gel fragmente en d’infimes éclats l’espace bouillant de la parole. J’ai souvenir de ces doigts agrippés au rocher, au bout desquels la peau entre aride dans l’absence, survivante d’une très ancienne volonté. Mais le noir strié du ciel de novembre se met à répéter l’écho perpétué des départs, le choc d’un quai d’arrivée pour toujours.

Chercher réponse dans l’obéissance au désir portait le leurre des coutures que l’on reprend, par économie de la déchirure.

VB, En mémoire de  V.