À ~ Laurent Albarracin

.

 

À son silence on reconnaît la qualité d’un bruit
à sa plage de lumière où il échoue
à son épave ouverte comme un paquet
et aux mains nues qui le décortiquent
pour ne savoir qu’en faire
suspendues qu’elles sont au cœur arrêté
et dont elles sont les muettes antennes

*

      […]

*

Au hasard sûr travaillent les abeilles
à l’empirique et au meilleur
au butin de l’errance magnifique
au vagabondage et à l’estime
au nez des fleurs, au gré des graines
à la dispersion et au miel
à la certitude des choses rencontrées
aux azalées, à l’alizé, à l’or des aléas

*

     […]

*

À même enseigne sont choses et êtres
à même auberge vacante qu’il faut nourrir
de l’incessant passage de l’une à l’autre
comme si ce qui est n’était plein
que de ce qu’on y met d’eau et de moulin
de four et de rivière
et n’était enfin que le chemin
qu’on emprunte pour tout lui rendre

 

Laurent Albarracin,  À  [Le Réalgar, 2017]
Dessins de Jean-Pierre Paraggio 

__________________________________________________
► Note de lecture sur Poezibao, par P. Vinclair

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