Rêve d’avril

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Photo © András Sümegi

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Je rêve de toi. Une fois de plus, signe d’une présence irrésolue stagnant dans les marais cachés du paysage cérébral. Tu portes les stigmates d’un excès de sexe. Sur le haut de tes cuisses et sur ton périmètre génital, des taches rosées ont éclos, une demi-lune roséolée, sale, trahissant les jours mauvais.
Il y a dans mes yeux de la pitié et du dégoût. Un vent glacé qui rafale vers l’oubli. Un surcroît de peine jaugeant le silence, qui leste encore l’embarcation déjà lointaine de son quai.

Je m’interroge sur le pourquoi d’une telle vision de  laideur venue tapisser le sous-sol d’un rêve matinal.  Et pourquoi aussi l’incommodante permanence de cette brume au réveil.

Mes rêves ont besoin d’Ailleurs.
D’une pureté oubliée.

VB, Morceaux de rêve, avril 2017

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Une réflexion sur “Rêve d’avril

  1. Un texte peu littérarisé mais prégnant, qui colle à la mémoire comme le sperme et la cyprine au sommet des cuisses de qui a beaucoup baisé, comme l’image au sujet qui ne peut s’en détacher chez Lacan

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