Veillée

Otto Dix, Blessé, 1924

Otto Dix, Blessé, 1924

 

Une nuit entière
jeté aux côtés
d’un camarade
massacré
sa bouche grimaçante
tournée vers la pleine lune
ses mains
tuméfiées
pénétrant
mon silence
j’ai écrit
des lettres pleines d’amour

Jamais je n’ai été
tant attaché
à la vie.

Cima, 23 décembre 1915
.

Giuseppe Ungaretti, extrait de L’Allegria – 1931
Traduction © Valérie Brantôme, 2013

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► D’autres poèmes sur EF : Variation sur le rien , Ô nuit (nouveaux commencements)

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2 réflexions sur “Veillée

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