Achille Chiappetti ~ L’infini de ce firmament silencieux

Photo © Lee Whitehead

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En nous longuement résonnent les mots,
légers, parce que des pans filés d’amours
moribondes, aux yeux détournés, dévoilent
d’intenses souvenirs en partage
et cela semble assez pour se convaincre
que nous ne sommes pas devenus seuls désormais

 

Mais c’est à peine plus que lorsque nous sommes allongés
dans des prés de banlieue ou de campagne,
la bave acerbe suçant le brin d’herbe
serré entre les dents, lorsque nous scrutons
la profondeur des cieux, dans l’illusion
d’exister, d’être nous-même la terre,
de demeurer une part de l’immense,
à présent que nous allons, l’un de l’autre détaché

 

Savoir que ce ciel appartient à chacun,
cela seul redonne courage ; parce que nous, qui sommes
de ce côté, ce sont toutes mêmes couleurs azuréennes
que nous voyons, semblable odeur de terre mouillée
que nous sentons, chauffée de soleil et de l’âcre sueur
des miasmes de notre chair.
Que pareils souffles de brise nous effleurent,
que pareils vents impétueux nous ébranlent
qui, dans leur course des longs espaces au-dessus de nous,
les nouent en panache dans leur souffle,
comme un bien commun, sombres (demeurent)
nos âmes, jusqu’à ce qu’il y ait, confiante,
au moins une humaine conscience pour scruter
l’infini de ce firmament silencieux.

Achille Chiappetti, extrait de L’inafferabile presente (Le présent hors d’atteinte)
Traduction © Valérie Brantôme, 2016

***

 

Questo infinito firmamento silente

A lungo in noi risuonano le parole,
lievi, perché smagliati lembi di amori ,
morenti, che ai voltati occhi svelano
dei ricordi intensamente condivisi
e questo pare bastevole per credere
di non essere divenuti ormai soli.

Ma poco più è di quando stiamo distesi
su prati di periferia o di campagna,
l’acida bava suggendo d’un filo d’erba,
stretto tra i denti tenuto, e scrutiamo
la profondità del cielo, di esistere
illudendoci, di essere noi la terra,
di restare parte di qualcosa d’immenso,
ora che sciolti l’uno dall’altra andiamo …

Solo rincuora il sapere che di ognuno
è quel cielo; ché noi, che da questa parte
sua stiamo, tutti gli stessi cerulei colori
vediamo e l’odore di terra bagnata
uguale sentiamo, calda, come essa è,
per il vicino sole e per l’acre miasma
della carne nostra con il suo sudore.
Sfiorati dai medesimi soffi di brezza,
scossi dai medesimi venti impetuosi
che lunghi spazi su noi tutti percorrono
e nel soffio loro in fascio annodano,
come bene comune fosse, le anime
nostre infelici, fintanto che, fidente,
almeno un’umana coscienza scruterà
questo infinito firmamento silente.

Achille Chiappetti, L’inafferabile presente
Passigli, Firenze,2013

Ringrazi a L’ombra delle Parole

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