Louis Calaferte ~ Noces funèbres

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Tout devenait danger dans d’oppressants silences
Autour de toi régnaient de fatales présences
Invisibles mais qui soudain faisaient trembler
Tes mains aux ongles longs d’un mal échevelé

Trop de mystère
Autour de toi
Et trop d’effroi

Ce fut durant ce temps la saison des énigmes
.

[…]
.

Toutes les étendues et tous les univers
Les herbages roussis les troupeaux nonchalants
Le silence qui fait un mensonge à l’envers
_____Les femmes noires en prière
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Les fleuves au repos qui furent turbulents
Ce qu’on lit au-delà des visages pervers
L’âge délibéré des rires insolents
_____Une présence familière
.

Les corsets de l’été le ciel à découvert
Les soleils éclatés d’un bijou scintillant
La rose de juillet qui se meurt au revers
_____Les forêts brunes dentellières
.

Les épis alourdis de leurs grains opulents
Les sabres du matin par le volet ouvert
L’existence sans bruit d’un être vigilant
_____La main qui ferme les paupières
.

Je ne dis pas ton nom comprenne qui pourra
.

Louis Calaferte, Noces funèbres
Éditions Tarabuste, 1997

 

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