Si peu

Photo © Olivier Bastide

Photo © Olivier Bastide

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Le cul sur le rocher
à regarder pensif
l’eau claire clapoter au rebord du pied

Un mois de galets, d’ajoncs et de cannes,
d’intimes bois morts revenus pourrir au rivage.

Il arrive qu’on s’en retourne enfoncer sa botte
profond dans l’amoncellement du varech
et ce lourd charivari de mer
perdant ses relents dans la narine de l’âme égarée.

Le vent fouette sous les premiers rayons
d’un ciel morne,
il n’y a personne pas même le chien en sentinelle
dans le pas des matinaux.

Il n’y a que cette vieille douleur
qui s’écoule dans le ressac,
s’en va et revient,
grignote lentement la brouaille.

VB, Octobre présent

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