Homme solitaire au soir d’un vieux songe…

Django

J’écoute une colombe venue d’autres déluges.

Ungaretti

IV

Au jardin de Camille,
une joie pauvre vient mouiller l’automne
elle ne réveille même plus
l’antique union du parapluie ni
le corps à corps des manteaux
aux marches de Novembre

Ce que nous sommes est écrit pour hier.
Pour hier et son lointain paradoxe,
autour de
la pierre endormie de ses reins
les murs blancs du désordre, sans ornement ni sagaies
ont clos leurs yeux sur le reflet affamé des peaux

Il suinte le vieil écho d’un chagrin
un mot de « rengaine »
qui s’enfuit dans le bruit du vent,
l’esquive inutile
dépouillant ce peu de rien qui suffisait à tenir

Homme solitaire au soir d’un vieux songe,
qu’il est froid, le quai où tu demeures
Souviens-toi qu’il est impossible à l’être où s’effondrent
la parole et le feu du poète
de composer d’imposture.


Ce qui meurt ici, dans la ville anesthésiée,
ressemble à s’y méprendre à hier.

Valérie Brantôme, Octobre présent

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s