Regain

.

III

Tu vois, tout ça n’a plus d’importance.
Tu peux abriter sous l’orage du silence
la fièvre qui embrase à nouveau
et mâche son regain
comme une herbe sauvage pousserait au dedans.

Tu peux, à pas de loup
guetter l’oiseau migrateur
qui s’en va boiser d’autres printemps
& jouer de fugue et de musique sorcière

Tu peux — sans qu’il soit nécessaire
d’enfouir sous la terre séchée
la parole d’évasion que cent fois
tu tournes dans ta bouche

La lumière se fait grise
mais ce qui survit encore
en nous de si chétif
garde le dernier souffle pour la joie.

Valérie Brantôme, Octobre présent

 

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