La maison des regrets

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La commissure craque et la bouche tait,
pauvreté d’un sourire ouvert comme une faute.
Reviennent ces figures que l’on chasse, installées à demeure du cœur ; on les voudrait enfouies dans les lignes de l’oubli, un manuscrit-ossuaire rejoignant l’amas des livres où l’on aurait inscrit pour toujours le repos.

Et chacun de nous ne voit jamais que le seuil de sa porte, supputant le dieu sait quoi dans l’alcôve aimée de l’autre.

Cinq heures, rendez-vous des macérations de l’âme. S’évertuer à dire. Mais quoi ? Tout se percute dans le chaos de l’éveil, mâtiné des dernières anarchies du rêve.

La parole cousue.
Résoudre ce qui a manqué d’être.
Gardé dans l’enfermement, le prix de la laideur.

Valérie Brantôme (Inattendues)

 

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