Calluna

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Sur la table les débris de l’enfance. Des mots. Violets comme la bruyère. Enfoncés
à la force du poing. Entends-moi.

Roide, la langue, ce vieux paysage où traîne encore — mais tant d’années ont passé — l’ouvrage imparfait mis à sécher sur les claies de la révolte.

D’autres voix adviennent, chant du soulèvement à l’appel du maître. Elles font oublier qu’on mâchait l’herbe d’amertume. Rien ne se dit plus que le murmure d’aimer dans le prélude du violoncelle.

 Au présent inactuel, pas de seuil recherché ni de solitude ni d’ailleurs ni rien qui signifie —

Un osier souple peut-être, qui plie le jour dans une joie soudaine. Le risque de veiller, quitte, au palier de l’absence.

VB

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2 réflexions sur “Calluna

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