Laurence Verrey ~ Un seul geste

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Est-elle blanche la mort
n’est-elle que notre ombre à l’envers
l’ombre étincelante de notre esprit

quand il se prend à flamboyer
à accepter sa fin ?

La mort laisse partout des cailloux blancs
comme pour dire

Ne t’égare pas
N’oublie pas la présence
Ne crains rien

Je passe et ce que j’arrache
donne du prix à tes jours
telle une offrande d’éternité

La vie la mort aux mille faces
épouses de plus haut qu’elles

Laurence Verrey, extrait de Un seul geste [Cailloux blancs]
Éditions Empreintes [Suisse], 2010

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Photo © Oliver Waters

Photo © Oliver Waters

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Une crue d’images comme un fleuve
fait déborder le regard
Flot violent presque insoutenable

Une nuée d’anges passent avec le vent
Et sur le sol cette procession
de pas lourds

Le corps suit la nuque penchée

Du souffle pour attiser l’amour Sinon se taire
La matière fait forme humaine pâte
couronnée d’un visage tourné vers le ciel

Ou vers les basses terres
d’ignorance

Qu’est-ce qui fait l’homme tige aimantée ?
l’attirance des pôles
le noir extrême     la lumière

Laurence Verrey, extrait de Un seul geste [Du saisissement d’un mot]
Éditions Empreintes [Suisse], 2010

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