Chevaux ~ Jean-Jacques Marimbert

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Depuis Au jour, la nuit,
avec l’aimable autorisation de l’auteur

 

Chevaux
 
Ruelles et façades
ne sont plus qu’ombres
tachées de sang
pas égarés creusent
une terre poussiéreuse
deux trois chiens flairent
çà et là des lambeaux
de présences effacées
il marche
en un ciel de fumées
que le vent mêle
aux fins nuages de glace
il marche
les lumières du soir
dessinent au sol des flaques
de clarté froissée ridée
reflets de fenêtres
il avance franchit
des seuils inconnus
pénètre dans des cours
aux pavés luisants ressort
descend vers le fleuve
les chemins se perdent
l’eau calme et lourde charrie
les troncs morts les pensées
jette à la mer les vies obscures
toutes ces vies croisées frôlées
sur les boulevards
sur le chemin de halage
il sent le souffle puissant
des chevaux de jadis
dans ses épaules la brûlure
des sangles de cuir
il entend gémir
le bois des péniches
il suit la berge
quitte la ville et
rejoint les chevaux
dans la nuit
des prairies oubliées.
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21 janvier 2014
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