Poésies d’Alvaro de Campos

.

Et la spendeur des cartes, chemin abstrait qui mène à l’imagination concrète,
lettres et traits irréguliers qui débouchent sur la merveille.

Ce qui repose de rêve dans les reliures vétustes,
dans les signatures compliquées (ou si simples et déliées)  des vieux bouquins.
(Encre lointaine et décolorée ici présente par-delà la mort, ce qui, refusé à la vie de tous les jours, paraît dans les illustrations,
ce qu’annoncent involontairement certaines annonces illustrées.

Tout ce qui suggère, ou exrpime ce qu’il n’exprime pas, tout ce qui dit ce qu’il ne dit pas,
et l’âme rêve, différente et distraite.

Ô énigme visible du temps, que ce rien vivant où nous somme provisoirement !)

17 janvier 1933

Fernando Pessoa, Réticences in Poésies d’Alvaro de Campos
Poésie/Gallimard, 2009.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s