Giuseppe Ungaretti ~ Ô nuit (nouveaux commencements)

William Turner, La paix

William Turner, La paix

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Par l’ample assoiffement de l’aube
Mâture dévoilée.
Douloureux éveils.
Feuilles mes soeurs les feuilles
me lamentant je vous entends.
Automnes,
douceurs moribondes.
Ô jeunesse,
l’heure est à peine échue de la séparation.
Hauts ciels de la jeunesse,
libre élan.

Et me voici déjà désert.
Perdu dans cette courbe de la mélancolie.
Mais la nuit disperse les distances.
Silences d’océans,
nids d’étoiles de l’illusion,
ô nuit.

Giuseppe Ungaretti, Sentiments du temps (1919-1935)
in Vie d’un homme, Poésie 1914-1970 (Editions de Minuit-Gallimard/Poésie, 2000)
Trad. Ph. Jaccottet, PJ Jouve et J. Lescure

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