79.

Anselm Kiefer Tannhäuser

Anselm Kiefer
Tannhäuser

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« Et nous souffrons — pour quelle genèse d’avant la genèse ? quelle apocalypse d’après l’apocalypse ? — nous endurons une civilisation des écritures ruisselantes, des cendres étoilées. Une civilisation de l’avortement,  sans autre floraison que son propre avortement. Nous vivons l’heure fatidique et fourbue, l’heure à vif au premier coup de l’horloge.  Pour quelle finitude ? quelle impossible espérance de soi et des autres lorsque le néant se fait détermination ordinaire de l’être ? Voici les astres faméliques, les offrandes stériles : un peu plus de survie, un peu plus de solitude. Voici nos corps dévitalisés, comme unique refuge et ultime tendresse portée aux choses de ce temps.

Car ce n’est que cela, l’Histoire : cette incapacité de l’homme à éventrer son propre discours, cette récitation maladive de la chute.»

Jacques Phytilis, in Homère : une leçon de ténèbres ?
(Revue SUD 64/65, 1986)

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