D’un fabliau ~ Didier Pobel

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D’un fabliau

La neige, la nuit, marche en aveugle,
elle qui vient de loin, d’un pays sans regard,
du testament de Jean de Meung,
d’un codicille, d’un fabliau,

de la porte à tambour d’une gare.
On voudrait l’aider à traverser.
Sous le réverbère, elle penche
infiniment ses yeux de chiot

qu’on s’apprête à noyer dans un sac
et le silence se rompt à chaque
battement de cœur blessé

de sa canne de houx blanche.

un long silence pâle_Didier PobelDidier Pobel, Un long silence pâle, pré#carré éditeur, carré 78,
octobre 2013

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