Werner Lambersy

Peinture Silvia Pelissero

Encre Silvia Pelissero

.

Il y a un cri
on ne l’entend pas

Mais il y a un cri
poussé par les morts
dans la mort

Un cri si long
que ceux qui le poussent
n’ont plus besoin
de remuer les lèvres ou
de fermer la bouche

Alors on le confond
comme une étoile
derrière une autre plus
proche

Avec le grand silence
d’avant
.

*
.

Qu’un mystère sans réponse
emplisse et imprègne
ton chant

Qu’il soit un vêtement chaud
dans la sueur de ceux
qui longtemps l’ont porté

et qu’il parle du temps mais
pas plus que les genêts

dont les cosses s’éparpillent
au soleil comme
des pétards de fête.

Werner Lambersy, poèmes extraits de L’horloge de Linné,
Éditions Phi, 1999

.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s