Jaroslav Seifert ~ Le cri des fantômes

© Photo D. Jost

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En vain nous nous accrochons aux fils de la vierge
et aux barbelés.
En vain nous enfonçons nos talons dans la terre
pour ne pas être entraînés
dans une obscurité plus noire
que la plus noire des nuits
sans sa couronne d’étoiles. Et chaque jour nous rencontrons quelqu’un
qui sans même ouvrir la bouche,
sans même le savoir, nous demande
Quand ? Comment ? Qu’y a-t-il après ?
Encore un moment danser, être dans la ronde
respirer l’air parfumé
même la corde au cou !

Jaroslav Seifert, La Colonne de la peste (1968-1970)
(traduit du tchèque par Michel Fleischmann)*

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► * Poème et aperçu biographique sur Esprits Nomades
La colonne de la peste a été publiée par  les éditions La Lettre volée, en 1997 (traduction Jan Rubes)

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