Distiques pour un jour de septembre

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Allegro furioso  ♪♫

à Cath.
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Que sommes-nous dans nos radicalités trouées de claquements de foudre ?
L’archet de parole vient en stridence, crin sur la corde, raide sur le cran.

Entamer l’allegria du mouvement, coûte que coûte,
déjouer l’instant facile où le pied chute vers la boue.

Nos cadences, tempos alternés,
amples de leurs joies anciennes.

Il nous faut être de ces partances espérées,
libres de ce qui, resté à quai, périt lentement dans l’automne.

Regarder droit les jours sombres que l’heure humaine ensanglante,
n’omettre jamais que vivre est à l’égal de la différence.

Aux pleins battants de la peine, il n’est de rythme impassible
que celui que l’on veut naître au silence.

Le corps errant de nos mémoires jusqu’à devenir pauvreté,
de là, sans doute, germe un air de sarabande au printemps.

Et dans la portée où monte certaine jubilation énigmatique,
c’est  toute la course d’un paysage intouchable que l’on salue.

Un jour à naître, en musique.
VB, 17 – IX – 2012

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