Tombeau de Petite ~ Jean-Philippe Salabreuil

© Photo Marie Bousquet

.

Petite m’aimait  je ne sais trop pourquoi
Petite aux narines des roses sur la vie lente
Sans autre nom que Petite et le parfum des plantes
Petite d’un jardin comme tes mains sur moi

Le lierre emporte les maisons loin de la terre
Et l’amandier traverse enfin les murs
Petite me disait restons dans la lumière
Mais la nuit couvrait l’âme de forêts d’oiseaux durs

Petite aimait le monde aux soleils de la neige
Sommes allés Petite et sommes revenus
Par la route où craquaient les lis de tes joues fraîches
Petite était malade est morte et blanche laisse
Au ciel passer les jours qu’elle n’a pas connus.

Jean-Philippe Salabreuil, La liberté des feuilles, Orphée La Différence, 1990.

_____________________________________________________

► Deux autres poèmes ici
 chez Jean-Marc La Frenière
► sur Terres de Femmes  (et navigations intérieures)
 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s