Écume Spore Pollen ~ Piero Bigongiari

© Photo Marc Duminy

.

Avec ses yeux ultramarins la mer regarde
se défaire le vent, les îles instaurer
une plainte d’écumes dans les baies
de tes jours heureux et malheureux.

Toute pensée a sa plainte, la lâcheté
de la terre crépite en élément
— spore, monade — ocellé, la lâcheté
sans regard regardée, fixée

dans l’éternelle défaite, plume dans l’air
ton sourire que le pétrel
répand et ne défend pas, les accalmies,
fleurs de lumière, sont, les tiennes,  mes

espérances désolées, intraitables
vers un large de mains qui se serrent
sur le message des vents : déjà il dissout
les horizons en d’autres événements cachés.
.

Piero Bigongiari, extrait de Ni terre ni mer, Orphée La Différence, 1994
Traduction Antoine Fongaro

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