L’homme Ancolie

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Il vient dans le demi-jour au rebord tuméfié de l’aube, brumaille dans la lente perforation de l’œil, essorant tant bien que mal l’heure des songes combattants. Des étendues d’eau noire — la lande s’abreuve à l’absurde — attendent au matin de lisser  la nuit à ses débris. Et le ciel lui fait face dans l’appel des lois de survivance.

À bout de parole, jeter l’usure des angles, ivresse avalant l’hier dans la hurlée d’un silence, et les membres sont las, fardés de fatigue, qui rendent aux lendemains leur adversité.

Je sais, dit-il. Vaillance dispute son règne jusqu’à relever l’aube. Faire sien le gant de fée, sans désemparer. Vivre et vouloir encore.

Et cependant inlassable, cette pauvreté qui redit : au forum du monde, où tatouer ton étoile ?

VB, hiver 2012

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2 réflexions sur “L’homme Ancolie

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