Astratto palpabile / Abstrait palpable ~ Massimo Pastore

.

Ho donato la mia spalla nuda
alla notte, quando le stelle
si facevano spazio coi denti
tra le inquietudini del cielo
allora cantavo una canzone lenta
sillabata, quasi come se le parole
scuotessero la lingua
mutando stagioni, dissapori e assolute verità
e con le scarpe sugli occhi
andavo legando, slegando sotto il cielo
montagne di teoremi
o piccole poesie.

Massimo Pastore, da Gesù dei carruggi, 2001

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Lucien Clergue, Vénus d’Arles

J’ai donné mon épaule nue
à la nuit, quand les étoiles
ouvraient l’espace de leurs dents
parmi les inquiétudes célestes
je chantais alors une chanson lente
syllabée,  presque comme si les mots
bousculaient la langue
transmuant saisons, brouilles et vérités absolues,
et, souliers sur les yeux,
j’allais liant, déliant sous le ciel
des montagnes de théorèmes
ou de menues poésies.

Massimo Pastore, extrait de Gesù dei Carruggi
(trad. © Valérie Brantôme)

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► Pages picorées chez Giacomo Cerrai, Imperfetta Ellisse
► autres poésies ICI

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2 réflexions sur “Astratto palpabile / Abstrait palpable ~ Massimo Pastore

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