La ligne albâtre

 

© Photo (FOE)Mav

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Juillet parmi les obstinés du jour,
regard fileté à la pointe nonchalante des aiguilles


Ni bruit
ni silence au plan du couchant
où l’épris – ivre ainsi –
donne à la grève
ses voix de silex et de craie

Ce tant et retenu à la fois
peuplé d’un vol de goélands
et l’inlassable souffle de l’onde
à son roulis de galets

Derrière la hache d’impatience que l’on noie
en mer d’accalmie,
l’oreille à mille lieues résonne
d’antiques conversations d’île
Elle est belle selon Il

Et tu sais, nue sous contours d’existence,
l’ode cuivrée des corps offerte à la nuit.
Et tu sens, toi qui déclines à chaque geste
les jours venants,
les mots tus qui épuisent
le cours des laves à la tempérance.

VB

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